Facturation électronique 2026 : guide simple - Solutions 3A

Facturation électronique 2026

Le guide simple pour les TPE, artisans et indépendants

En 30 secondes 

Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. 

Le PDF par mail ne suffira plus. 

Selon votre taille et vos clients, vous êtes concerné à des degrés différents. 

Voici comment y voir clair et vous y prendre à temps

Depuis quelques mois, c'est la question qui revient dans presque tous mes rendez-vous : « Sandrine, cette histoire de facture électronique, ça me concerne vraiment ? » La réponse est oui, pour toutes les entreprises, et l'échéance arrive plus vite qu'on ne le croit.


je vous explique l'essentiel, simplement.

 

Ce qui change, concrètement

Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir leurs factures au format électronique. Pas « à terme », pas « dans un an » : à cette date précise.

Méfiez-vous d'une idée reçue très répandue : le PDF envoyé par mail ou la facture scannée ne feront plus l'affaire. Une facture devra désormais transiter par une plateforme agréée par l'État. C'est un vrai changement de fonctionnement, pas seulement un nouveau format de fichier
 

Où vous situez-vous ?

 

Si vous vendez aux particuliers, gardez trois repères en tête : vous conservez le droit de remettre un ticket ou une facture papier à vos clients ; vous devez transmettre les données de vos ventes à l'administration via une plateforme agréée ; et vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs dès septembre 2026.

Pourquoi tant d'entreprises sont encore en retard

Je vais être honnête avec vous : sur le terrain, très peu de dirigeants sont prêts. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, loin de là. C'est qu'entre faire tourner son activité et suivre une réforme fiscale, le choix est vite fait. Les chiffres le confirment : d'après un baromètre OpinionWay pour l'Ordre des experts-comptables, près de quatre entreprises sur dix n'avaient toujours aucun plan d'action à quelques mois de l'échéance, et beaucoup d'indépendants confondaient encore facture électronique et simple PDF.

Le vrai risque n'est pas la réforme en soi. C'est de s'y prendre au dernier moment, quand il ne reste plus le temps de choisir sereinement sa plateforme, d'adapter ses outils et de former ses équipes.

Ce qu'il faut faire dans l'ordre

Rien d'insurmontable, à condition d'avancer par étapes. 

- Commencez par vérifier si votre logiciel actuel est compatible et relié à une plateforme agréée. 

- Choisissez et déclarez votre plateforme avant septembre 2026, c'est le point qui conditionne tout le reste. 

- Mettez ensuite à jour vos modèles de factures avec les nouvelles mentions obligatoires, comme la nature de l'opération ou l'adresse de livraison quand elle diffère de l'adresse de facturation. 

Enfin, assurez-vous que tout circule proprement avec votre expert-comptable, sans double saisie.

A savoir sur les sanctions  

Une facture non conforme ou une déclaration manquante exposent à des amendes, plafonnées à 15 000 euros par an. Les montants précis évoluant au fil des lois de finances, vérifiez la valeur du moment sur impots.gouv.fr. 

L'administration a aussi ouvert un numéro d'assistance dédié : 0 806 807 807.

FAQ facturation électronique

« informations à jour en juillet 2026, vérifiez sur impots.gouv.fr »

Qui est concerné par la facturation électronique ?

Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille. Cela inclut les micro-entrepreneurs et les auto-entrepreneurs, y compris ceux qui bénéficient de la franchise en base de TVA. Le point souvent mal compris : la franchise en base ne signifie pas que vous n'êtes pas assujetti. Vous ne collectez pas la TVA, mais vous restez dans le champ de la réforme.

Combien ça coûte ?

Attention à une idée reçue tenace. 

Beaucoup attendent le portail public gratuit de l'État : celui-ci a renoncé à son offre publique d'échange de factures en octobre 2024, et le portail se limite désormais à l'annuaire central et à la transmission des données à la DGFiP. Vous devrez donc passer par une plateforme agréée. 

Bonne nouvelle : certaines proposent des offres gratuites adaptées aux petits volumes, et pour une TPE les tarifs constatés se situent souvent entre 15 et 60 euros par mois. 

Comparez avant de vous engager, et vérifiez que la plateforme figure bien sur la liste officielle de la DGFiP.

 

Quand devient-elle obligatoire ?

Deux dates. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures au format électronique, et les grandes entreprises et ETI devront aussi les émettre. Au 1er septembre 2027, l'obligation d'émettre s'étend aux PME, TPE et micro-entreprises. Retenez surtout la première : même une petite structure doit pouvoir recevoir dès 2026.

Qui n'est pas concerné ?

Les entreprises dont toutes les opérations sont exonérées de TVA, comme les activités de santé, d'enseignement ou de formation. 

Attention toutefois à deux nuances. 

Ces professionnels restent tenus de pouvoir recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs, et doivent donc choisir une plateforme agréée avant le 1er septembre 2026. 

Et si vous réalisez des opérations annexes soumises à TVA, comme la vente de matériel, celles-ci entrent dans le champ.

Quelles sont les 4 nouvelles mentions obligatoires ?

D'après le ministère de l'Économie, il s'agit du numéro SIREN du client lorsqu'il s'agit d'une entreprise, de l'adresse de livraison des biens si elle diffère de l'adresse de facturation, de la nature de l'opération (livraison de biens, prestation de services ou les deux), et de la mention de l'option pour le paiement de la TVA d'après les débits. Pour un artisan, la troisième mérite attention : poser du matériel que vous fournissez, c'est une opération mixte.

Mon conseil

La facturation électronique n'est pas qu'une contrainte de plus à subir. C'est une belle occasion de remettre à plat votre organisation administrative, une bonne fois pour toutes. Bien préparée, elle vous fera gagner du temps toute l'année. Mal anticipée, elle deviendra une urgence de septembre.

Et c'est précisément mon métier : transformer ce genre d'obligation en process fluide, pour que vous n'ayez plus à y penser. La facturation électronique est une obligation. Une bonne organisation, elle, reste un choix.

Sandrine 
L’observatrice du quotidien des   dirigeants

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